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Ivalu

Sur la couverture, une petite fille suit un oiseau dans un étroit défilé de montagnes, telles des êtres menaçants… Premières planches très belles, dans une harmonie de blanc et bleu des paysages du Groenland. Puis sont dessinés, aux traits précis, presque géométriques, avec des couleurs vives, les maisons, l’école, l’église du village. Dans des nuances bien plus sombres, le lecteur découvre la maison de Pipaluk, sa sœur Ivalu et son père, tout est en désordre, il n’y a plus rien à manger. Un matin Ivalu n’est plus là ! Son père lui dit de prendre son costume pour accueillir la reine, « ça lui apprendra à disparaître ! ». Pipaluk n’a pas le cœur à la fête. Un oiseau lui demande de la suivre pour retrouver sa sœur. Elle part en courant en passant par les lieux où elles étaient si bien toutes les deux. Mais, elle se rappelle aussi qu’un soir son père était seul avec Ivalu. Des dessins très noirs, sous forme d’une bête menaçante, évoquent ce qui se passait dans cette chambre. Dans un lieu que sa sœur disait toxique, elle va faire une terrible découverte ! Ce sera son secret ! Cette bande dessinée est d’une grande force sur cette double domination, aussi bien pour parler de ce fléau terrible, l’inceste, que pour montrer que la population Inuit aimerait se libérer de la domination danoise.

Morten Dürr, Ill. Lars Horneman, Sarbacane (BD)

5/5
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