Jean-Sébastien Steyer,Ill. Lucas Etienne, Belin
Sophie entomologiste et Nathan dont elle est la directrice de thèse, ont passé des mois, quand la guerre a éclaté en 2499 en Europe, dans la zoothèque au Muséum de Paris. Ils décident de sortir. Ils sont alors frappés par le silence ! Ils découvrent des animaux surprenant, résultant d’un extraordinaire mimétisme. Un escargot tout vert sort d’un tube ! Ils sont poursuivis par un homme inquiétant jusque dans les sous-sols d’une tour. Les rues de Paris sont méconnaissables. Des fruits rouges, des baies, ont des pattes articulées et une paire de mandibules… Dans la voiture qu’ils ont prise, un journal parle de « survivalistes » qui sèment le trouble dans les capitales. Après chaque description du milieu visité, les dessins particulièrement précis d’Etienne Lucas quant à l’anatomie et les couleurs, permettent de visualister les nouvelles particularités qu’ont acquis les animaux. Qu’est-ce que le mimétisme végétal ? Le mimétisme est l’ensemble des formes que peuvent prendre les animaux pour se dissimuler ou chasser. le plécoptère nénufar, la nèpe dendrobate, l’escargot des troncs… Après 4 heures de routes les deux scientifiques arrivent en lisière de forêt. Ils constatent un fait de parasitisme, une broméliacée a poussé sur le cadavre d’une cétoine. La guerre a provoqué de sacrées mutations ! Les gros animaux ont-ils tous disparu ? Lors d’une descente dans un cratère, après avoir eu peur d’une visite inopinée de gens à moto, ils réussissent à faire démarrer une vieille automobile. Que signifient symbiose et parasitisme ? Dans le monde d’avant, on a recensé 4800 espèces de plantes à fleurs parasitées. Le parasitisme peut être imaginé chez les arthropodes. Le coléoliacé héberge dans une cavité de son thorax, une broméliacée. La graine germe et la plante prend racine dans l’insecte. Quel est l’avantage de ce mutualisme ? Comment cela se passe-t-il chez les Phytoscorpions, les fourmis araignées, les araignées volantes ?… Nathan et Sophie continuent leur voyage vers le sud est. D’énormes mines abandonnées témoignent de l’ancienne exploitation de phosphates. Puis sur le plateau de Haute Loire, quel n’est pas leur étonnement de voir des insectes à deux, trois paires d’ailes, de gros papillons déguisés en oiseaux. Une belle démonstration de la plasticité évolutive des insectes ! Les deux scientifiques sont émerveillés par l’évolution de toutes ces bestioles. Ils pourraient se croire « dans un paysage féerique du jeu vidéo Zelda : Brath of the wild ». Ils sont sidérés par la vue de débris d’éoliennes. Dans le monde d’avant, il avait bien fallu que les hommes tentent des solutions pour faire face aux graves problèmes sur Terre. Nathan se prend une décharge électrique d’un Berberomeloe, cet insecte qui secrète une substance toxique. « un coléoptère électrique , ça, c’est l’insecte mutant ! ». Serait-il possible d’imaginer d’autres fonctions aux ailes des insectes que celle de les faire voler ? Connaissez-vous la magnifique citadelle ancestrale ? Le papillon-oiseau lui échapperait aux oiseaux en arborant la même tenue qu’eux avec deux paires d’ailes modifiées dont une imitant leur queue. Sophie veut se rendre à Sérigan-du-Comtat, la patrie de Jean-Henri Fabre, le célèbre entomologiste du monde d’avant, pour trouver ses correspondances avec Darwin. Nathan aperçoit un bousier qui autrefois était marin. Est-il arrivé là a cause de la montée des eaux ? Un criquet équipé de petites glandes, a un astucieux système de défense et d’alerte. Ne serait-ce pas une mante déguisée en criquet ? Dans le monde d’avant, le plus gros arthropode terrestre était le crabe des cocotiers. Quelle serait l’apparence du tardigrade géant, une véritable bestiole de science-fiction, nommé « macrobiotus gigas » ? Les Pycnogydes parasites étaient, dans le monde d’avant, marins. Ils sont devenus des aliens parasites avec jusqu’à dix ou douze pattes. Sophie se réjouit d’avoir trouvé une lettre de Darwin où il parle de « biologie spéculative ». Arrivés à Sorgues, la route est inondée du fait de la montée de la mer. Plongeant dans l’eau , ils découvrent des espèces tropicales dont un insecte qui a l’apparence d’un poisson. Pourquoi ces insectes sont-ils retournés à la mer ? Et le plus extraordinaire est une fourmillère marine géante ! Une larve de libellule géante leur sauve la vie en s’attaquant à un survivaliste ! Combien y-avait-il, dans le monde d’avant, d’insectes aquatiques qui restaient dans l’eau à l’âge adulte ? Grâce à des changements morphologiques et physiologiques importants, les insectes sont retournés dans l’eau. Les « aquaptères » regroupent une multitude d’espèces de formes et de tailles variées, avec une unique paire d’ailes. Arrivés à Monaco, ils nagent en direction du Musée océanographique jusqu’à un sous-marin qui va leur permettre de chercher de la chitine. Arrivés dans le bathyscaphe nucléaire autonome, l’IA va les emmener dans les grandes profondeurs. Un scarabée géant vient de frôler le sous-marin. Sophie a trouvé ce qu’elle cherchait car sa carapace est constitué de chitine. Pourquoi Sophie veut-elle en récupérer ? Quelles sont les changements obligatoires pour que les insectes puissent vivre en milieu salé ? La guêpe abyssale est exceptionnelle ! Elle mesure soixante-dix centimètres et est bioluminescente. Quel ouvrage extraordinaire ! Jean-Sébastien Steyer nous avait déjà offert une description d’animaux du futur dans ces précédents livres. Cette fois, il nous offre, une récit de science-fiction captivant, en mélangeant fiction et documentation scientifique, pour imaginer, en s’appuyant sur des connaissances approfondies de biologie évolutive, une petite entomologie post-effondrement avec une magnifique illustration scientifique de Lucas Étienne.






