Elodie va nous faire part de son grand voyage de plus de 8 000 Km à pied, à vélo ou en chameau. Elle a traversé l’Afrique de la côte atlantique jusqu’à la Mer Rouge. Dans quel but ? Elle voulait voir sur le terrain la réalisation d’un grand projet contre la désertification. Joël Allessandra accompagne son récit par des illustrations très détaillées qui permettent au lecteur de bien se représenter tous les lieux traversés par Elodie. Les amoureux de l’Afrique vont être comblés. Une grande importance est donnée à la couleur. Pour évoquer sa vie familiale en Côte d’Ivoire, puis en Bourgogne, a été choisie la couleur sépia, évoquant les vieilles cartes postales. Séparée de son mari, elle prend un nouveau virage, reprend des études en agriculture et se met au sport. Au fil de ses activités, elle rencontre une personne engagée dans le tourisme solidaire qui l’invite à venir dans un écovillage en Mauritanie. Deux modèles de vie lui plaisent beaucoup : la sobriété heureuse et l’agroécologie. Elle donne des explications sur la grande muraille verte dans le but de lutter contre l’avancée du désert en plantant des arbres sur une bande de 15 km de large et de 8000 Km de long. Par des stages, elle va acquérir des connaissances pour partir à la rencontre des acteurs. Sur une grande carte est dessiné le trajet de son voyage qui traverse 17 pays, de la Mauritanie à l’Éthiopie. Apparaissent les couleurs de l’Afrique, ocre, vert, bleu… ces couleurs qu’on garde, même longtemps après un voyage en Afrique. Elodie décrit très bien tout ce qui fait la particularité de l’Afrique, que ce soit dans les villes ou dans les villages. Elle s’inspire de Théodore Monod qui a laissé une forte empreinte dans la société africaine et le monde scientifique. Elle rend visite à Ginette qui a un jardin magnifique, rempli d’arbres et de fleurs. Des initiatives sont prises pour que la population se sente concernée. Les fermes communautaires agricoles intégrées en sont un bel exemple. Des femmes se mettent en coopérative pour fabriquer des produits dont le savon à partir de l’huile du dattier du désert. Élodie est toujours fascinée par la qualité de l’accueil des habitants. Connaissez-vous les vertus de la plante artémisia ? Lucile Cornet-Vernet a fondé la Maison de l’Artemisia pour lutter contre le paludisme. A St Louis du Sénégal, elle découvre un patrimoine architectural classé par l’Unesco. La fête de son vrai départ a lieu à Dakar où Haïdar, personnalité de l’écologie africaine, la félicite sur son initiative d’aller rencontrer les gens sur place. Son voyage a été bien préparé, elle a des rendez-vous avec des initiateurs de réalisations agroécologiques. Dans les jardinsTolou Keur, à la place des insecticides, les libellules et les coccinelles attaquent les nuisibles. Au lieu de partir en ville, des populations sont formées et se sédentarisent. Elodie est émerveillé par les baobabs : sur une double page est présenté « Monsieur Baobab », l’arbre de la vie. Un responsable d’ONG lui explique comment il replante la mangrove d’une importance capitale pour les populations. Plus de 500 hectares replantés depuis 15 ans. Sur la table du directeur d’Afrique verte et fertile, il y a le livre de Wangari, celle qui plante les arbres. Cette écologiste Kenyane a eu le prix Nobel. Tous ces projets contribuent à la préservation de l’environnement et l’amélioration des conditions de vie des populations rurales. Élodie prend beaucoup de plaisir à vélo à la découverte de la nature. Le chef de pôle Muraille Verte l’emmène voir une parcelle reboisée. Elle découvre la culture du fonio, une céréale qui permet de lutter contre les effets du réchauffement climatique. Le site des chercheurs d’or n’est que poussière et trafic ! Elle arrive au Mali. Heureuse de retrouver l’homme qu’elle aime . En lisière de Bamako, capitale tentaculaire, un écrin de verdure magique. Dans ce campement, tout a été créé avec « générosité, simplicité et créativité ». Elle visite une ferme agroécologique avec plusieurs ateliers complémentaires. Puis arrivent les jeunes caravaniers de la Muraille Verte. Chaque pays est représenté par son drapeau et son arbre. On l’a prévenue que les conditions de sécurité ne sont pas bonnes au Burkina. Elle doit abandonner le vélo pour le bus. La ville de Bobo est agréable. Elle visite un atelier de protection des jeunes plants, puis une ferme de spiruline et une ferme-école. Autre arbre généreux, le manguier ! A Ouaga, l’antenne GMV du Burkina est très active. Au Niger, elle se réjouit de voir des associations de Jeunes Volontaires pour l’Environnement très actifs. Élodie vivra une « épopée un peu spéciale » au Tchad : longues journées de caravane, extraordinaires oasis, lacs de toute beauté, peintures rupestres… Elle terminera ce périple par l’Éthiopie, le berceau de l’agroforesterie. Quelle belle conclusion : « Parce que la Muraille verte est tout sauf une muraille. Elle est à la fois une combinaison complexe de paramètres et d’acteurs disparates, mais aussi un beau et simple patchwork. Sans limite géographique, parce que nous sommes touts concernés ». Cette épopée, entre 2022 et 2024, une traversée de l’Afrique d’est en ouest, d’environ 8000 kilomètres, raconte, avec une iconographie très expressive de l’atmosphère africaine, dans le cadre du projet de Muraille Verte, les rencontres avec les acteurs d’initiatives écologiques et surtout une expérience humaine d’une grande richesse, une expérience qui peut changer toute une vie !

BYBLOS cité millénaire du Liban
Exposition-événement du 24 mars au 23 août 2026 Institut du monde arabe, Paris Cette exposition est organisée par l’Institut du monde arabe et le ministère



