Jean-Pierre Escoffier, Dunod
Jean Pierre Escofier est un mathématicien méthodique et passionné. Si mesurer semble de prime abord un acte simple à pratiquer avec la seule arithmétique des nombres entiers pourvu que l’étalon soit suffisamment petit, il en est tout autrement quand il s’agit de mesurer la Terre. On le voit bien avec la façon dont Ératosthène s’est servi de l’astronomie pour proposer quasiment le premier une mesure de la Terre assez juste vu le niveau de technicité de l’Antiquité. Dès cette Antiquité les penseurs imaginaient que la Terre était ronde ouvrant ainsi le chemin de sa mesure de son rayon ou de son périmètre.
Ensuite, à partir de ce point, Jean Pierre Escofier nous fait revivre en détail les aventures de tous les scientifiques, savants, artisans et ingénieurs qui ont développé de nouveaux instruments, de nouveaux, de nouvelles méthodes mathématiques souvent profondes comme la géométrie des surfaces courbes ou géométries non euclidiennes indispensables pour cartographier sur un plan une surface courbe. Le problème, fort ardu avec les techniques de de la Renaissance et des Lumières, de la détermination de la longitude d’un lieu occupe plusieurs chapitres du livre tout comme il a occupé l’esprit de nos savant pour plusieurs siècles. Nombreuses sont ces personnes qui ont également parcouru les terres et montagnes de France par tous les temps, de nuit comme de jour, mais aussi dans le Grand Nord ou en Équateur pour des explorations pouvant durer plusieurs années. C’est là une aventure aussi humaine que technique et scientifique qui fait honneur à ces hommes bien trempés capables d’exploits physiques autant que techniques. Et ce n’est pas le moindre des mérites de l’auteur que de nous faire côtoyer toutes ces personnes dont nous avons trop souvent oublié les noms.
Livre agréable à lire et bien illustré avec reproduction de documents d’époque ou de figures géométriques simples à lire. L’auteur est d’évidence un bon pédagogue.







