Craig Foster, cinéaste, photographe est un naturaliste et explorateur sud-africain de renommée mondiale. Dans cet ouvrage, il raconte ses souvenirs d’exploration des endroits les plus extraordinaires de la planète. « Ce à quoi j’aspirais de tout mon être, c’était d’arriver à cette intelligence viscérale qui fonctionnait en communion avec la nature et non pas en opposition avec elle ». Aussi, « En quête du monde sauvage », il n’hésita pas une seconde à plonger avec des crocodiles dans le delta de l’Okavango, mais il comprend que ce n’est pas ce qu’il recherche. Il lui fallait « explorer des contrées inconnues intérieures ». Il se souvient de son pays d’enfance, le cap de Bonne-Espérance, a connu petit les joies de la mer et aussi les tempêtes. Il aimait raconter ses folles aventures. Puis, à cause de l’école, sa famille partit en ville. Après plusieurs étapes, il s’associa à son frère pour, pendant vingt-cinq ans, produire des films dans plusieurs pays. ll fit une expérience puissante au pays Dogon, au Mali. Il comprend que son équilibre de vie n’est pas bon. Avec sa femme, il achète une maison au pays de son enfance. Il s’adresse à l’océan « Instruis-moi à ton sujet. Je veux apprendre ». Il découvre le froid comme thérapie. Savez-vous qu’immergé dans une eau à 15°, se produit une décharge de dopamine, adrénaline… Il fait une rencontre avec une loutre qui, de sa patte, lui caressa le visage. Était-ce le signe d’un lien plus profond entre cet animal et l’homme ? Il est heureux de sentir son fils connecté au sauvage. Des amis à leur tour l’entrainent. Un jour, ils voient un gastéropode s’apprêtait à attaquer un ouson-diadème. Le gastéropode au casque cornu a un incroyable pouvoir : un arsenal chimique et physique. « Pister », il explore avec un ami au milieu des laminaires. Dans l’eau, il faut être subtil du fait de la transmission des vibrations. Il rêve d’être un bon pisteur qui « comprend les messages de la terre et de la mer. Il réussit à déchiffrer le langage secret de l’étoile de mer : sous ses bras enroulés, elle cachait un amas de bébés ! Dans un port-folio, « Journal de pistage », au milieu du livre, des photographies couleur montrent empreinte d’une tête d’algue, empreintes à l’encre laissées par une loutre qui a mangé une seiche, étoile de mer en position de roue couvant ses petits… avec un QRcode qui donne accès à une série de courts métrages. Le désir de l’humain d’être au plus près de la faune sauvage a eu de terribles conséquences. Avec Swati, il explore le parc national de Ranthambore, dans le Rajasthan, avec Swati qui « voit avec l’ouïe ». Il partage avec elle un amour pour la nature et le pistage. Il explique que l’intelligence n’est pas le fait uniquement de l’homme, prenant comme exemple la pieuvre. « Comprendre les comportements subtils de nos frères et sœurs animaux m’éclaire et me remplit d’émerveillement ». Ascendance : « pour mieux comprendre nos origines sauvages, j’ai fais appel à la sagesse de l’archéologue sud-africain qui a fait une découverte historique dans une grotte dans la région sud du Cap : le dessin abstrait le plus ancien ! Il prend conscience en regardant les grenouilles que celles-ci font partie de ses ancêtres, leur apparition date d’il y a trois cent cinquante millions d’années ! Il partage ses connaissances avec Jane Goodall au sujet de l’utilisation de l’outil. Est-il possible que la pieuvre se serve d’algue comme outil ? Il a envie de faire un film, non pas reportage mais « un récit authentique sur une amitié dans le monde sauvage ». La peur : une amie surmonta sa peur de l’eau en découvrant les merveilles de la faune sous-marine. On peut apprivoiser ses peurs ! Il incite à passer du temps dans la nature, afin de développer une relation plus enjouée avec la nature et d’ éveiller notre capacité d’émerveillement. Il essaya de capter le chant de la Grande Forêt marine africaine. Avec ses amis, il arriva à saisir des phrases brutes et de la poésie au cours de ses plongées. Une chanteuse, avec un ensemble, le traduisit en chansons et eut l’impression de communiquer avec ses ancêtres. Comme il l’écrit dans sa conclusion, il souhaite continuer à rechercher la part sauvage de ce monde magnifique. En fin d’ouvrage, dans « Apprendre à parler le langage du monde sauvage », comment développer sa propre pratique de pistage. « Lorsque l’on réapprend le parler sauvage… vous faites partie intégrante du monde qui vous entoure ; votre vie est un fil essentiel constitutif de la trame de notre planète vivante ». A travers ses récits d’explorations de lieux exceptionnels, Craig Foster nous conte, avec passion et sincérité, comment peu à peu il a pu établir une connexion vivante et profonde avec la nature sauvage.

Déserts
Du 2 avril au 19 avril 2026- Grande Galerie de l’Évolution, Hall des Baleines, à la sortie de l’exposition Déserts Pour sa nouvelle grande exposition






