Cet ouvrage accompagne l’exposition permanente « Urgence climatique » de la Cité des sciences et de l’industrie. Une maman et son fils visitent une grotte préhistorique. La maman fait remarquer à Charly une souche d’arbre d’où ont poussé trois autres arbres. « Cet arbre porte un message d’espoir en ces temps troublés. C’est un bel exemple de régénérescence végétale ». Charly ne veut pas sortir de la grotte, retrouver le monde extérieur angoissant ! Alors la maman décide d’aller chercher « la preuve que ce monde vaut le coup ». Alice en voyant « le Musée du vivant », se revoit le visitant avec ses parents. Anne Defréville recrée à merveille, par les traits et les coloris de ses dessins d’une grande qualité picturale, les paysages et les scènes de vie. La mise en scène originale est très réussie ! Comme l’exprime Alice « Quelle joie, à chaque chapitre, de découvrir mes mots entrelacés avec autant d’harmonie à tes illustrations ». Lucie est interpelée par un singe qui lui dit que petite elle l’aimait beaucoup puis qu’adulte, elle l’a oublié. Les lémuriens eux sont inquiets du fait de la déforestation. Lucie cite des extraits de la lettre de Romain Gary très inquiet. Elle se souvient avoir été désespérée qu’il n’y ait plus de dodo sur Terre ! « Eco-anxiété » est expliquée : « les nombreuses émotions et interrogations qui nous traversent ». Que faire pour réduire nos déchets ? Devant ces tristes constats, Alice a une idée : elle va créer une association « SOS nature ». Continuant sa visite elle découvre les expéditions d’Alexandre de Humbolt et d’Aimé Bonpland. Figurez-vous qu’Alice se retrouve avec ces explorateurs qui posent, par leurs démarches et découvertes dont l’équateur magnétique, les bases des futures expéditions scientifiques. Alice réalise qu’avec Charlie elle pourrait réaliser un chantier, comme les écoles dans la forêt, pour restaurer le contact avec le monde sauvage qui apporte tant de bienfaits ! Alice leur rappelle qu’une femme est partie explorer un continent : Alexandra David-Néel. Elle se rend dans sa ville, Digne qui lui donne l’occasion de parler des pertubateurs endocriniens.au marché. Sur six planches, avec des croquis , l’auteure, en tant que femme médecin, partage ses connaissances sur les conséquences que ces pertubateurs peuvent causer à notre organisme. Comment agissent-ils sur le système hormonal ? Elle donne des conseils pour les éviter. Sur une magnifique double page, un champ de coquelicots où elle discute avec son amie, baptisée «La Dame aux coquelicots » du nom de son mouvement contre les pesticides. Une petite touche d’humour est ajoutée, au fil du récit, par les commentaires d’un dodo qui suit Alice partout. Alice lui parle de la notion de consommation engagée de la sociologue Sophie Dubuisson-Quellier. Elle reçoit de la Cité des sciences une invitation à faire partie du jury du concours d’urbanisme. Et la voici devant l’affiche de l’exposition « Urgence climatique ». Trois projets d’aménagement leur sont présentés. Ils ont à choisir le meilleur sur le plan écologique. Ce sera « Le meilleur des deux mondes » ! Puis ils visitent l’exposition. Alice part à la recherche de son fils… elle le retrouve dans le grand Nord où il a raccompagné un petit pingouin. Il a découvert tant de belles choses ! Main dans la main, ils ont plein de projets en tête. Ce voyage dans le temps et l’espace, à la rencontre des personnages qui ont marqué leur époque, est passionnant ! Il l’est d’autant plus qu’il répond au souhait d’une maman de montrer à son fils que notre monde vaut le coup et que chacun peut contribuer à le rendre beau. A la fin de la bande dessinée, le lecteur pourra feuilleter le « Carnet d’Alice » où petite, elle a noté toutes ses observations et résolutions avec en conclusion : « Là où il y a une volonté, il y a un chemin ». Un coup de cœur !

EXPOSITION SUR LES TRACES DES DINOSAURES
Premier étage de la Grande Galerie de l’Évolution À partir du 16 juillet 2026 Affiche de l’exposition MNHN 2026 © Illustration Mazan « Le Muséum national d’Histoire






