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Nature secrète. Merveilles insolites du vivant

Quel plaisir de retrouver un nouveau titre dans cette série consacrée aux merveilles de la nature ! Les deux précédents titres « Terre secrète » et « Lieux secrets » portaient sur la géologie et l’humanité. Patrick Baud est le créateur de la chaîne Youtube Axolot et Pierre Kerner est biologiste. « Nature secrète » est consacrée à la faune et à la flore. Le lecteur va découvrir une centaine d’espèces sélectionnées pour « illustrer l’incroyable diversité du vivant ». Tout d’abord le plaisir de feuilleter pour aller de merveille en merveille : le ver arbre de Noël, le crabe décorateur, le spondyle épineux : un coquillage en costume, la crevette-mante paon. Puis au fil de sa curiosité le lecteur pourra découvrir chaque espèce sur une double page, une de description avec carte d’identité et localisation sur une carte et une de photographie d’une grande qualité esthétique, avec un encadré sur une particularité biologique. Des espèces présentent des propriétés étonnantes ! L’eucalyptus arc-en-ciel a un tronc multicolore car il « pèle de manière disparate à la surface de son tronc, ce qui révèle des couches d’écorce à différents stades de maturation ». Le lézard volant possède un « patagium » , sorte de membrane de peau qui lui permet de planer sur plus de dix mètres. Le dragonnier de Socotra a des branches entremêlées qui évoquent un vaste réseau vasculaire lui permettant de capter l’humidité de l’air. Il a aussi une résine rouge, le « sang-dragon » utilisée pour ses propriétés médicinales depuis l’Antiquité. Le lézard Jésus-Christ appelé aussi « basilic à plumes, a la propriété de courir sur l’eau : « Il frappe la surface de l’eau avec ses longues pattes arrières, ce qui a pour effet de créer des poches d’air ». Les scientifiques se sont demandés pourquoi le dauphin aptère austral a perdu son aileron ? Cette évolution vient du fait qu’il vit dans les eaux froides et un aileron contribuant à dissiper la chaleur interne, serait dangereux dans ce milieu ! Le dragon bleu des mers est ce qu’il mange. Cette aptitude, appelée « oplophagie » lui permet d’avoir le même système de défense que ses proies. Comme les deux auteurs l’écrivent dans l’avantpropos, «  ce qui lie toutes ces espèces, c’est aussi leur fragilité… notre but est de vous émerveiller, bien sûr, mais aussi de vous rappeler à quel point il est important de préserver ce trésor vulnérable. Un trésor qui, jusqu’à preuve du contraire, n’a pas d’équivalent dans l’Univers ».

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