Christine Causse, Glénat
Ce bel ouvrage, a été réalisé en partenariat avec Nausicaà, le Centre nationale de la mer. L’équipage du Centre national de la mer mène une action de sensibilisation et d’éducation. Il fait connaitre ses expositions permanentes fréquentées par des millions de visiteurs. Comme l’écrit, Christophe Sirugue, le directeur de Nausicaà « ce livre nous l’avons voulu…. Lucide sur les constats et résolument militant pour offrir des solutions. Les 250 photographies légendées rendent la lecture attractive. La première partie est consacrée à la Planète océan. 71 % de la surface de notre planète bleue est océanique. Il a fallu attendre l’année 1957 pour que la première carte des fonds océaniques soit réalisée par la cartographe Marie Tharp. Où en est la recherche sur l’océan aujourd’hui ? Les scientifiques utilisent de plus en plus des robots télécommandés. Il existe des réseaux de bouées et des satellites pour collecter des données. Le robot sous-marin autonome Uly d’Ifremer autonome, pouvant aller jusqu’à 6000 mètres, sert à cartographier les fonds-marins. L’océan est indomptable du fait de la force de ses tempêtes. Il abrite une incroyable diversité d’espèces. Même si vous avez déjà regardé de nombreux ouvrages sur l’océan, vous serez surpris de découvrir des espèces inconnues, extraordinaires par leurs formes et leurs couleurs, vers marins, hippocampe d’Australie… D’où provient le phénomène de bioluminescence observé dans la mer ? Pourquoi dit-on que le plancton est à la base de la vie dans l’océan ? Dans « Entretien » est donnée la parole à un membre essentiel de Nausicaà. Nicolas Pohie est responsable de médiation scientifique grand public. Comment l’océan assure le rôle de régulation du climat ? Le changement climatique a-t-il un impact sur l’océan ? Des vignettes apportent des données chiffrées précises sur son évolution. Constance David, référente manchots, alerte sur les menaces qui pèsent sur ces oiseaux. La deuxième partie porte sur les rivages et les hommes. Face à l’élévation du niveau de la mer, les pays insulaires et les villes côtières sont en grand danger. Il faut réaliser que l’océan est source de nombreux emplois pour des milliers de personnes. Savez-vous que 62 millions de personnes dans le monde travaillent directement dans la pêche et l’aquaculture ? Justine Leleu Delettre, chargé du programme des consommations durables des produits de la mer, travaille pour une consommation responsable et durable. Connaissez-vous la plante Posidonie qui joue un rôle écologique crucial ? Ces herbiers de posidonie sont à protéger. De même les algues géantes du Pacifique Nord, le kelp, produisent de grandes quantités d’oxygène. Savez-vous, que parmi les pinnipèdes, l’éléphant de mer a le record de plongée : il peut rester sous l’eau pendant deux heures et plonger à 1800 mètres de profondeur. William Gournay, responsable adjoint du service en charge des lions de mer. Grâce à leur statut de race protégée et de la création d’aires marines protégées ont amélioré leur situation. Les forêts de mangrove sont menacées, de même que les récifs coralliens qui abritent des formes de vie extraordinaires : la crevette arlequin, l’holothurie ananas… Des programmes de restauration des écosystèmes existent soutenus par des associations et communautés locales. La troisième partie « Voyage en haute mer » fait part des recherches scientifiques menées. Alexis Rosenfeld, photographe et explorateur des océans, fait part de l’extraordinaire « sardina run ». Parmi les habitants de la haute mer, l’espadon voilier est un des poissons les plus rapides du monde. Une tortue caouanne a parcouru 4 000 kilomètres en trois mois ! Pourquoi la raie manta est-elle considérée comme une star de l’océan ? Le requin baleine est le plus grand poisson du monde. Aujourd’hui 80% des espèces de requins et de raies sont menacées ? Il reste encore beaucoup de travail pour déchiffrer l’alphabet phonétique des cachalots. Le projet Seabed a pour but d’obtenir une carte complète des fonds marins d’ici 2030. Leur biodiversité n’est pas assez connue. Les animaux des grands fonds ont dû s’adapter , tel ce poisson ruban juvénile, le poulpe fantôme surnommé Casper… En 2016, a été découvert un écosystème inconnu, celui des sources hydrothermales où on a trouvé des centaines d’espèces nouvelles. A l’heure actuelle, les scientifiques alertent sur les dangers à exploiter les ressources minérales des grands fonds marins. Les collisions avec les navires, l’augmentation de la pollution, la surpêche, le plastique ont des conséquences catastrophiques pour les mammifères. La quatrième partie: Et demain la Blue society ? La Blue society propose de repenser l’avenir en développant la notion de citoyenneté de l’océan. « Cette démarche s’appuie sur l’innovation, la connaissance, l’éducation et la mobilisation du public ». Elle est promue par le « Réseau Océan Mondial ». L’océan offre de nombreuses opportunités. Au «Blue Living Lab », plateforme d’innovation, des chercheurs travaillent sur des projets novateurs. A Nice, en juin 2025, a eu lieu la 3ème conférence sur l’océan (UNOC3). L’Assemblée générale de l’ONU a adopté la déclaration « Notre Océan, notre Avenir, unis pour une action urgente ». En fin d’ouvrage, une liste des institutions et réseaux pour la planète bleue et une présentation de Nausicaà, Centre national de la mer. Cet ouvrage n’est pas seulement un beau livre, il est remarquablement conçu, avec une très importante iconographie, afin que tous jeunes et adultes soient incités à la curiosité, découvrent les merveilles de l’océan et s’engagent dans des actions pour le protéger.






