Jean-Louis Loubet, Laurent–Frédéric Bollée, Ill. Christophe Merlin, Les Arènes BD
Dans cette excellente collection de roman graphique « L’Incroyable histoire de », trois passionnés d’automobile, l’historien Jean-Louis Loubet, le scénariste Laurent–Frédéric Bollée et le dessinateur Christophe Merlin, retracent une histoire mondiale, sociale et politique de l’automobile. Le récit de cette grande épopée commence en 1770 quand Nicolas Joseph Cugnot conçoit sa machine à vapeur, un modèle qui se veut « auto-mobile ». Arrivent les pionniers, en France Amédée Bollée fabrique l’Obéissante avec quatre roues. L’acte de naissance officiel de l’automobile est en 1883 avec la voiture actionnée par un moteur à explosion d’Edouard Delamare-Deboutteville. La maison Peugeot participe à une course avec une Peugeot type 3. Connaissez-vous l’origine de « taxi » inventé par Daimler en 1897 ? Il vient de « taximètre » un compteur pour calculer le prix de la course. Savez-vous qu’en 1904, un tiers des automobiles américaines sont électriques ? Lors d’une course mémorable, Chasseloup-Laubat bat un record : 70,5 Km/h. En 1898, Louis Renault réussit à monter à Montmartre avec sa voiture type A avec une boite de vitesses à trois rapports. Les courses se multiplient. Une seule femme, Camille de Gast, est inscrite à la course Paris-Madrid. Le « Fordisme » est l’application à la construction automobile de l’organisation scientifique du travail de Frederik Taylor. Pendant la « Grande guerre », les femmes et les immigrés prennent la place des hommes. Les taxis de la Marne permettent de sauver la capitale. Berliet, Renault et surtout Renault ont un développement spectaculaire. Puis arrive André Citroën. Les usines de Javel produisent des obus. En 1919 il produit en série sa première automobile sa petite Citroën à un prix modéré. « Les modèles américains » séduisent les modernes et les anciens veulent garder une fabrication artisanale. Citroën reprend les savoir-faire américains. Des exploits sont réalisés lors des célèbres croisières au Sahara, en Afrique Noire et en centre Asie ! Arrive « l’Usine automobile » un nouveau type d’usine est réalisée par Giovanni Agnelli en Italie, elle est calibrée pour 200 voitures par jour. Pour Renault ce sera sur l’île Seguin. Une course d’endurance réservée aux voitures en série est organisée. Celle-ci deviendra les « 24 heures du Mans ». Succédera une période d’ « Effondrement » avec la grande dépression et des occupations d’usines. « Sorties de crise » en 1934 Chrysler dévoile l’Airflow tout à fait novatrice par sa carrosserie. Parmi les nouvelles créations apparait une petite voiture économique, la 2CVA. Et ce sera « Guerre et occupation » les industriels devront s’adapter. « Relance et reconstruction » le premier salon a lieu en 1946 à Paris. Un nouveau dynamisme apparait en 1949 au Rallye de Monte-Carlo avec la victoire d’une marque inconnue Ferrari. Dans l’Europe d’après–guerre, des constructeurs proposent « la voiture pour tous », en France Renault lance la 4 CV puis la Dauphine, Peugeot la 203 et Citroën la DS19 « l’équivalent des grandes cathédrales gothiques », comme la définit Roland Barthes. Puis il s’agira de « Dépasser les frontières » les français veulent conquérir l’Amérique puis l’Argentine, le Brésil… Avec l’émergence de la société de loisirs, tout le monde roule en voiture. La voiture européenne est bien différente de celle des Etats-Unis, avec la Simca 1000, la Renault R8 Gordini… puis R4 R5, la 204… Quelle est la situation de l’auto « chez les Soviets » ? Deux thématiques seront à prendre en compte : sécurité et pollution dans les années 1960. L’industrie automobile aura à faire face à plusieurs difficultés : chocs pétroliers, la mondialisation avec en particulier la voiture « made in Japan », les scandales, la crise climatique… elle devra évoluer tout en restant au cœur de la société de consommation. Cette BD documentaire retrace l’histoire de l’automobile depuis son origine jusqu’à nos jours, avec les principales étapes qui ont marqué son évolution. Les passionnés d’automobiles vont prendre un grand plaisir, grâce aux dessins très précis de Christophe Merlin, de découvrir tous ces modèles de ces inventeurs désireux de toujours faire progresser la technique et l’esthétique dans le contexte social et politique de leur époque.
.






