Olivia Le Moëne, Ill. Léo, Dargaud (BD)
Cette encyclopédie est très originale ! Elle vous fait découvrir des créatures extraordinaires des mondes d’Aldébaran, cette saga de science-fiction, d’une trentaine d’albums, créée par Léo. C’est l’héroïne elle-même, Kim Keller, biologiste, qui vous les présente, d’une manière tout à fait scientifique, avec maints détails. Il faut préciser que l’autrice, Olivia Le Moëne, neurobiologiste et éthologue, admiratrice de l’univers des Mondes d’Aldébaran, est à l’origine de cette bande dessinée. Cette faune constituée d’une soixantaine de bestioles est présentée sur chaque planète. Chacune est décrite par une magnifique illustration de Léo, certaine sur une double page, accompagnée de croquis très précis. Pour chaque planète sont données une fiche descriptive avec système, distance du soleil, diamètre, longueur du jour, nombre de satellites et pourcentage Mer /Terre et une fiche donnant les caractéristiques et les dates marquant les étapes de son exploration. Sur la carte d’identité de chaque créature, sont indiqués le milieu, le poids et la taille. Sur la planète Aldébaran, parmi les animaux, Javelot, un oiseau chasseur très dangereux est un animal vampire. Il transperce ses proies avec son long bec. Paracelse, un animal marin de 27 mètres et de 200 tonnes, peut plonger jusqu’à 6000 mètres. Le plus surprenant est un cône à bijoux, un appendice par lequel est excrétée l’eau de mer et où se forment des cristaux d’oxyde d’aluminium. Un des plus répandus est Théodore, un invertébré de 15 mètres de long. Son corps est protégé par une carapace hérissée de pointes. Sur la planète Bételgeuse, Kim a constaté la présence d’animaux intelligents endémiques, les iums, dessinés sur la couverture de la BD, qui rendent impossible la colonisation de la planète. Maï Lan, Bételgeuse de 12 ans, a communiqué des informations, ils savent créer des structures architecturales complexes, faire preuve d’empathie et ont des capacités télépathiques incroyables. Ils sont donc considérés comme une espèce intelligente. Quel est cet animal qui a de superbes couleurs et qui stocke des centaines de litres d’eau dans des réservoirs sur son dos et sa tête ? Le Géant des plaines projette de l’eau assurant ainsi la survie des plaines désertiques de Bételgeuse. Sur la planète Antarès, Cauchemar volant est une des espèces les plus inquiétantes. Il a des cellules qui peuvent détecter les objets et leurs signatures thermiques et qui étouffe ses proies paralysées par une substance. La Kamila, Méduse des pluies, est un organisme végétal surmonté d’un dôme capable de générer des oscillations électriques sur longues distances. A la fin de la BD, dans un rapport d’unité de l’Institut d’étude de la Mantrisse, des éléments de physiologie de comportement de la Mantrisse sont apportés par des scientifiques qui l’ont observée. Un article du Journal d’Anatolie pose cette question du fait de son niveau d’intelligence, la Mantrisse est-elle notre nouveau Dieu ? Un index permet de retrouver les 60 créatures. Cette bande dessinée procure le grand plaisir de revivre les mondes d’Aldébaran. Le catalogue du bestiaire extraordinaire des trois planètes, rédigés par une biologiste et une neuroscience éthologue est d’une si grande qualité scientifique que le lecteur a l’impression que ces créatures existent réellement !






