François Lasserre, entomologiste animaliste enthousiaste et passionné, veut tellement susciter notre compassion envers les animaux non humains, qu’il a cherché un moyen original pour nous convaincre. Pour chacun des vingt-six animaux présentés, certains des animaux présentés sont sur la liste officielle des « Esod » les espèces qui peuvent occasionner des dégâts, l’auteur donne la parole à quatre personnes de profils différents. Les « gens normaux » ce sont vous et nous qui, faute de connaissances, exprimons d’une façon instinctive nos peurs et nos craintes comme la crainte et la répulsion devant les araignées. Les « spécialistes », entomologistes, mammalogistes, ornithologues, herpétologues et myriapodologues ont pour métier d’étudier un animal, sur un plan biologique et éthologique. Ils ont des connaissances approfondies à nous transmettre. Les sciences nous apprennent que les vertébrés et autres animaux sont des individus « sentients ». Qu’est-ce que la sentience ? La sentience désigne le ressenti des animaux, comment ils ressentent le monde. En étudiant le système nerveux et le cerveau, si le scientifique voit que des zones cérébrales sont reliées à des nocicepteurs, cela signifie que l’animal ressent la douleur, des émotions positives ou négatives. Dans cet ouvrage, l’auteur veut inciter à tendre vers le sentientisme, épargner la souffrance à tous les animaux sentients. Les « écologues » pratiquent l’écologie dans sa qualité de science du vivant et des écosystèmes. Les « animalistes » professionnels ou amateurs, tiennent compte de l’individu, de sa liberté et de son bien être. Les points de vue de chaque groupe sont exprimés sur une double page où une remarquable illustration de Maud Junguené est légendée par des mots clés. Ainsi pour les mouches dorées, « beurk » exprimé par les gens normaux, « exosquelette » par les entomologistes, « pollinisatrices » par les écologues et « sensibles » par les animalistes. Pour les renards roux, « voleurs de poules » par les gens normaux, « muloter » par les mammalogistes, « sociaux » par les écologues et « victimes » par les animalistes. Pour les araignées « tuer » par les gens normaux, « soies » par les arachnologues, « régulatrices » par les écologues et « inoffensives » par les animalistes. Cette somme d’informations présentées sous la forme de quatre points de vue amène le lecteur à reconsidérer son regard sur les animaux non humains. « Comme nous, ces êtres uniques, sentients, veulent vivre dans le bien-être et le plus longtemps possible ». François Lasserre est un extraordinaire avocat de la cause animale, absolument convaincant ! Remettant en cause nos opinions et aiguisant notre esprit critique, nous sommes appelés à plus de compassions envers tous les animaux non humains et pas seulement envers le chat ou le chien !

En quête d’eau. Une aventure au cœur du cycle de l’eau
Dans cette BD, Sophie, une jeune bachelière et son chat Souris, rapetissés à la taille moléculaire, vous emmène à la découverte des propriétés de l’eau.






