Boris Laurent, Guillaume Duprat, Ulmer ( Collection D’amour et d’eau fraîche)
Qui n’a pas éprouvé un immense plaisir, un soir d’été, à repérer les constellations ou être tout fier de pouvoir faire découvrir à des enfants où se situe la grande Ourse ? Depuis des siècles, les constellations fascinent et ont été source de nombreuses interprétations. Dans cet ouvrage, Boris Laurent chercheur en astrochimie et Guillaume Duprat, cet auteur-illustrateur qui nous a montré, par ses ouvrages précédents, ses talents pour relier science et imaginaire, vous invitent à lire le ciel, les étoiles et 40 constellations présentées par saisons et aussi expliquées sous d’autres cieux. La priorité est donnée à l’iconographie sous forme de schémas explicites et de dessins légendés. Les informations sont expliquées avec beaucoup de clarté en direction du grand public. Dans de petits encadrés, la curiosité du lecteur est attirée par des informations plus pointues comme sur les records d’étoiles ou l’astéroïde Chixculub. Il nous faut d’abord comprendre ce que sont les étoiles, les nébuleuses et les galaxies. Qu’est-ce qui différencie une étoile d’une planète ? Savez-vous que UY Scuti est plus de 900 fois plus large que le Soleil ? Que les étoiles naissent et vivent et meurent comme nous ? Qu’une étoile de couleur rouge est moins chaude qu’une étoile de couleur bleue ? Que les nébuleuses sont parmi les plus beaux objets de l’Univers ? Que les « sept sœurs », les sept étoiles les plus brillantes des Pléiades sont visibles à l’œil nu ? Que de 100 à 200 milliards de galaxies peupleraient l’univers ? Que la Voie lactée est « le sentier des guerriers défunts » et chez les Mayas « la rivière céleste » ?
Dans « la danse des lumières », est expliqué comment se forment les aurores boréales et les astéroïdes dont la fameuse Chixculub qui a causé l’extinction des dinosaures. De quand date la plus ancienne chute de météorite en Europe ? D’où proviennent les comètes, ces « astres chevelus » ?
« La leçon la plus importante à connaitre en astronomie : tout tourne ». D’où viennent les saisons ? Qu’appelle-t-on solstice et équinoxe ? Qu’est-ce que l’archéoastronomie ? Dans l’hémisphère Sud, les constellations portent des noms qui révèlent leurs origines européennes. La « Croix du sud », nommée par le navigateur italien Amerigo Vespucci, semblable à l’étoile polaire, figure sur les drapeaux de nombreux pays. Savez-vous que l’année est bien différente sur chaque planète en fonction de leur masse et de leur éloignement de l’étoile ? Quand a lieu une éclipse de soleil ? Les hommes ont eu besoin d’avoir des calendriers qui ont été bâtis à partir du Soleil ou de la Lune ou des deux.
« Trouver le Nord » comment les hommes se sont repérés dans le temps et l’espace au fil des siècles ? Les hommes ont toujours cherché à dessiner le ciel. Connaissez-vous le disque de Nebra ? Ce disque de bronze datant de 16 000 av. J.C. est la plus ancienne représentation de la voûte céleste. Il y a plus de 300 ans des Indiens Pawnees ont dessiné une précieuse carte du ciel. Différentes interprétations du Cosmos ont été présentées dont « le cosmos d’Anaximandre ». D’où viennent les noms des astres ? Grâce aux astronomes nous avons connaissance de phénomènes célestes survenus il y a très longtemps. La civilisation chinoise est celle qui a conservé le plus d’archives astronomiques précises. Savoir lire les constellations est très utile pour se repérer. Aujourd’hui l’Union Astronomique International (UAI) dresse un catalogue des constellations : 36 visibles dans l’hémisphère Nord et 52 pour le Sud. A qui appartient l’espace ? Parmi les dangers qui menacent le ciel, l’appétit de de nouveaux acteurs qui veulent coloniser l’espace.
Quels sont les liens entre ciel et océan ? Bien avant Christophe Colomb , les marins se guidaient sur le ciel pour leurs expéditions. Des instruments dont le sextant les aidaient à se repérer. Avant l’usage de la boussole, l’étoile polaire permettait de trouver le Nord.
Pour explorer le cosmos, écoutez les conseils des auteurs pour bien s’équiper, trouver le bon moment et endroit. La clé de chaque saison se trouve dans le repérage de l’astérisme (figure remarquable dessinée par des étoiles particulièrement brillantes) associé qui permet ensuite de trouver son chemin. Ainsi le triangle de printemps se trouve à partir de la « grande casserole », en suivant la courbe du manche on tombe sur Actarus, puis Régulus et Spica. Particulièrement bien expliqué à l’aise de croquis, vous serez imbattables pour trouver le Bouvier, la Vierge, le Lion, la Grande et la petite Ourse, le Petit Lion, la chevelure de Bérénice et le Corbeau. Il en est de même pour le triangle de chaque saison. Pour chaque constellation est racontée son histoire. En fin d’ouvrage une carte des relations entre les constellations, des associations, planétariums et observatoires à contacter.
Ce cosmorama petit par son format mais si riche par son contenu, est un excellent guide pour « lire le ciel ». Les deux auteurs, en excellents médiateurs pour le grand public, ont fait un choix judicieux d’informations, à l’aide de nombreux schémas, en histoire de l’astronomie, explications sur les corps et phénomènes célestes et tout particulièrement pour repérer 40 constellations.







