Paul Watson, Glénat, 2026 (Latitude aventure)
Latitude Aventure est la nouvelle collection lancée par les éditions Glénat qui donnent un nouveau nom et ont repensé la charte graphique pour une collection de titres sur la montagne et la mer avec comme point commun l’aventure humaine. Paul Watson est un héros écologiste qui défend la vie sous-marine depuis de nombreuses années. Dans cet ouvrage, il lance un cri d’alarme sur l’état des océans. Dans le préambule, il rappelle comment sa vie a changé quand, en juin 1975, face à un cachalot qui allait mourir du fait de marins soviétiques, il a vécu une expérience qui a changé sa vie : « Son œil était à un mètre de moi… J’y ai plongé mon regard et j’y ai perçu de la compréhension … Il nous a épargnés ». Il est aujourd’hui un adepte du « biocentrisme, nous faisons partie d’un tout, nous ne sommes pas les maitres des autres espèces ». Sur la Terre, notre vaisseau spatial, nous sommes en train de tuer tous ceux qui assurent notre survie car nous les considérons comme insignifiants ! Les seules solutions ne peuvent venir que d’un changement de notre paradigme de valeurs. Il donne une liste de mesures impératives à appliquer en conformité avec trois lois : celle de la biodiversité, de l’interdépendance et de la finitude des ressources. Après avoir commenté l’augmentation de la population humaine, aujourd’hui de huit milliards d’individus il décrit les six systèmes de survie de notre vaisseau spatial en indiquant que nous avons besoin d’une nouvelle conception du monde. Les ingénieurs doivent tenir compte du rôle de tous les organismes vivants comme « le phytoplancton principal producteur d’oxygène et absorbeur de CO2 ». Ceux-ci déterminent notre survie. Le « biocentrisme » est le seul remède, il se définit comme « le travail en harmonie avec toutes les espèces ».La vie dans les abysses est menacée par la guerre que se livrent les nations pour l’exploitation des minerais en eaux profondes. Les pertes dues au chaos climatique en 2025 sont considérables. Il en donne un aperçu mois par mois dans le monde. Les obstacles au changement sont nombreux, pour preuve entre 2000 et 2013 plus de deux mille écologistes ont été assassinés. Les Etats traitent les militants d’écoterroristes. Certains dont les Etats-Unis nient le changement climatique, alors que la sixième extinction est bien engagée. Il est absolument nécessaire que des zones « tabou » soient définies pour éviter la mort de l’océan. « Lorsque les poissons auront disparu, la mer mourra et lorsque l’océan mourra nous mourrons aussi ». Paul Watson déplore les échecs des COP successives. Au fil des années rien n’a changé ! Il cite les lois du capitaine Nemo, dans « Vingt mille lieues sous les mers » de Jules Verne, le considérant comme un héros épris d’un monde qui défend la nature. « Etre militant écologiste est une tâche difficile », comme en témoigne Paul Watson qui a subi des brutalités et des traumatismes. Il porte ses espoirs sur ses enfants pour repousser les limites. A ceux qui sont tourmentés, il donne dix raisons pour ne pas stresser. Il fait part de ses prévisions négatives mais aussi optimistes pour les vingt années à venir. Il recommande de respecter les trois lois de l’écologie sur la diversité, l’interdépendance et la finitude des ressources. Paul Watson, dans un plaidoyer convaincant analysant les causes, les risques et les perspectives, lance un SOS sur les océans en détresse. Il nous indique la voie à suivre pour assurer notre avenir, celle du « biocentrisme », vivre en harmonie avec toutes les espèces.






