Mauvaises Graines. La surprenante histoire des plantes qui piquent, qui brûlent et qui tuent !

Katia Astafieff, biologiste, invite à partir dans le monde entier à la découverte de plantes « redoutables » mais qui peuvent aussi avoir des côtés positifs. Comprendre ces plantes c’est s’intéresser à leur biologie, à leur évolution et à leurs usages. L’auteure a donné des noms plein d’humour aux titres des six chapitres, de Jardin des lamentations à De mortelles réputations. Et des titres de paragraphes qui suscitent la curiosité : Une main de fer dans un gant de velours, La plante illicite qui soignait une princesse de l’Altaï, Une plante à la noix appréciée par les pirates ! Savez-vous pourquoi l’oignon fait pleurer ? Dans la section « trash », la plante la plus dangereuse du monde est « urtica ferox », une cousine de notre ortie, en Nouvelle-Zélande, munie de poils urticants qui peuvent provoquer la mort ! Et aussi un arbuste « Gympie, Gympie » au Queensland, une étudiante a raconté avoir eu l’impression d’être aspergée d’acide brûlant. Faîtes attention si vous vous promenez sur une plage aux Caraïbes, ne cueillez pas des fruits ressemblant à des pommes. Les maux que cet « arbre de la mort », le mancenillier, provoque, sont décrits dans nombreux extraits d’ouvrages de boucaniers, de naturalistes dont Erasmus Darwin et d’écrivains dont Flaubert. Il y a aussi les envahisseuses, les plantes invasives comme la berce du Caucase en France. Un problème préoccupant pour beaucoup est l’allergie au pollen. De nombreuses plantes produisent des substances pour se défendre mais pouvant entraîner de graves dépendances. Tout le monde sait que toutes les parties de l’if sont toxiques. Mais c’est aussi une plante miraculeuse pour soigner le cancer. Après les découvertes des principes actifs par les Américains, c’est une équipe française du CNRS, dirigée par Pierre Potier, qui a découvert un produit plus simple dans les feuilles pour fabriquer le taxol. Chaque plante est représentée par un dessin précis et pour certaines par une photographie couleur dans un cahier-photo en milieu d’ouvrage. Écrit avec beaucoup d’humour, cet ouvrage est un bel exemple de culture scientifique décrivant pour toutes ces plantes, leurs origines, les aspects botanique et biologique, les références historiques et littéraires et leurs usages au cours du temps et les recherches à venir.

Katia Astafieff, Dunod

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