Dans cet ouvrage officiel de l’émission « Oh ! Biz’art », sur une idée de Tim Newman, le lecteur est invité à parcourir d’une manière originale l’histoire de l’art. 60 thématiques, des « motifs », sont déclinées de la Porte à la Neige, chacune traitée sur une double page, avec un choix chronologique de tableaux, chacun présenté avec une courte histoire écrite avec beaucoup d’humour par Stephan de Groodt. Les relations entre science et art sont très étroites, chacun s’enrichissant de l’autre. Aussi bien pour les artistes que pour les scientifiques, une double lecture de cette histoire de l’art, peut apporter des pistes intéressantes. Le JAUNE, couleur ou aliment, est présent dans nos vies et dans l’art. En Égypte Antique ,il illumine le tombeau de Toutankhamon. Dans l’installation d’Olafur Eliasson, un soleil surnaturel donne l’impression que le ciel est tombé sur la tête. Le CRANE peut prendre des formes surprenantes. Un crâne de la mort a été découvert dans la pyramide du soleil au Mexique. Certaines œuvres-phare sont décryptées avec des zooms explicatifs dont « Les Ambassadeurs » Hans Holbein le jeune, 1533. Des hommes posent devant des objets renvoyant aux grandes découvertes de la Renaissance. Le peintre s’est distingué par son goût pour les illusions d’optique, dont les anamorphoses et les références savantes. Les DENTS. Un bel exemple d’histoire pleine d’esprit est ce commentaire de la statuette du Dieu de la guerre Ku-Ka’Ili-Moku : « ce sont des « dents de laid » qu’il exhibe là… comme si cette statuette avait « une dent comme nous ». La MAIN. Dans la Grotte des mains », art rupestre préhistorique « Depuis plus de 13 000 ans, elle est là… Et ici cette première main cueille, chasse… avant d’écrire ». 15 000 ans plus tard, Etienne Klein nous les fait voir en bleu. Comme un Jeu de paumes ». Le MUSCLE est au cœur de l’histoire de l’art. L’« Homme de Vitruve, Léonard de Vinci, 1490. Les proportions parfaites. On y trouve des muscles géométriques, graphiques… Le Papillon. L’artiste Mantra transpose une boite à papillons dans une immense fresque murale ; si nous observons généralement ces papillons à la « loupe », ici personne ne les « loupe ». L’ARBRE. John Constable fait croire à une photo, tellement l’arbre est peint avec naturel. Le CHEVAL. Le cheval de Lascaux, paléolithique supérieur. La peinture de cet équidé nous permet d’observer le corps trapu des chevaux d’autrefois. Le COQUILLAGE. Le peintre Jacques Linard est connu pour sa précision des détails. Oui parce que les coquilles c’est Jacques. De même le célèbre peintre de marines Claude Joseph Vernet, 1777, représente la mer dans tous ses états. La NEIGE. Sans titre, Simon Beck, 2022. Ce peintre pratique le « snow art » en dessinant dans des montagnes des formes géométriques. En fin d’ouvrage, une frise chronologique qui montre les œuvres d’art classées par leur année de création. Cet ouvrage est d’une grande richesse, il offre une histoire de l’art accessible à tous. Il permet, à travers ce choix de thématiques, en croisant les regards, de créer des liens entre des œuvres du passé et celles d’aujourd’hui.
Stéphane de Groodt, Tim Newman, Alexy Cohen, Flammarion (Histoire de l’art)