Cookie Kalkair livre un récit très personnel. Sous forme d’un journal, il va raconter tout ce que sa famille a vécu depuis l’accident, un AVC, arrivé à son père en juillet 2016. Par ses dessins réalistes, si expressifs qu’il n’y a souvent pas besoin de texte, tout en étant plein d’humour, il fait revivre au lecteur toute cette période A son arrivée à l’hôpital, venant du Québec. « Je n’ai pas une bonne relation avec mon père ». explique-t-il à l’infirmière. Avec appréhension, il s’approche de son père, très inquiet en voyant tous les branchements. Et arrive sa petite sœur qu’il n’a pas vue depuis longtemps… Ils refont connaissance et se soutiennent l’un l’autre, inquiets de voir que leur père ne parle pas. Février 2017, rendez vous avec le neurologue qui, après avoir employé des termes savants, leur explique plus simplement que certaines parties du cerveau de son père ont cessé de fonctionner. La zone de Broca, celle du langage, a été attaquée et il va falloir une longue rééducation pour réapprendre à parler, lire et écrire. Une autre zone peut se mettre en place mais elle n’est qu’une remplaçante. Pour l’instant c’est « Merveilleux » le mot que leur père répète ! Où Cookie va-il vivre ? Sa sœur a un enfant de 2 ans, faut-il chercher un appartement ? La proposition de Cookie à sa sœur de partir vivre à Montréal, la met en colère. Elle craque… « Est-ce que Papa va redevenir comme avant ? ». Tous ceux qui ont eu un proche victime d’AVC, se reconnaitront… Surtout dans ces moments où on réalise qu’« on a un nouveau papa,il est un peu cabossé mais… c’est un papa quand même ». Devant sa détresse, Cookie lui dit que maintenant il sera un vrai grand frère. Janvier 2018, de retour à Montréal, il se fait du souci car sa sœur ne fait pas travailler leur père tous les jours. Comme lui dit son ami il ne faut pas oublier qu’elle a 17ans. Et pourtant elle y met tout son cœur à lui faire redire des mots. Tout au long du récit, les traits d’humour sont nombreux, cela fait du bien dans les moments difficiles, les journées de mon père c’est comme « vivre le film Un jour sans fin, mélangé avec Maman j’ai raté l’avion ». Une très belle phrase émouvante de sa sœur » Maintenant je parle le « Merveilleux ». Laa vie familiale prend forme, sortie au restaurant, disputes … Un jour, ils trouvent un mot, un gribouillis, pour dire qu’il est sorti. A leur grand étonnement il s’est débrouillé tout seul pour aller au restaurant et retrouver le chemin de la maison. Il trouve tout « Merveilleux » ! Un mot qu’il n’a jamais dit avant. Sa femme dont il était séparé se réconcilie avec lui. C’est tout à fait vrai que les personnes atteintes d’AVC, se rappellent plus facilement des paroles des chansons. Il va falloir prendre une décision car sa femme ne veut plus s’en occuper. Quelle solution prendre, l’Espagne comme le souhaite le papa. Cookie Kalkair décrit, et il faut l’avoir vécu pour le dessiner avec autant de vérité, tous les instants au sein de sa famille, à partir de l’accident de son papa, un AVC qui le rend aphasique. Tous les membres de la famille vont être transformés dont Cookie qui avait perdu contact avec les siens. Le lecteur partage ces moments forts, d’émotion et voit peu à peu naitre des liens très fort autour de ce Papa cabossé mais qui est plus que jamais un papa qui parle le « Merveilleux ».

L’encyclo du vélo
L’autrice, Marie Mazas, a fait un tour d’Europe à vélo de 7 000 Km et l’illustratrice, Céline Dayes a créé un lieu, en Dordogne, dédié






