Le dernier Atlas. T. 2

Dans le tome 1, le lecteur a fait la connaissance de nombreux personnages, escrocs, policiers, journaliste qui en sait trop, vieillards-témoins dans un contexte de guerre d’Algérie qui a commencé en 1968 et de phénomènes mystérieux dans le Maghreb algérien. Le héros est un de ces Atlas, robots à énergie nucléaire, construits après 1945 par la France. Ismaêl Tayeb a été chargé de récupérer, en Inde, le George Sand, « Le dernier Atlas » existant et de constituer une équipe. Le tome 2 commence par des scènes de panique à bord de l’Atlas, du noir, rouge, vert… Le lecteur est tout de suite embarqué dans une aventure hors du commun, proche de la science-fiction ! L’équipage est constitué de personnes hors normes, ingénieur concepteur, mécano, truand russe, Indienne avec son assistante diplômée en géopolitique… L’Inde les laisse partir car elle ne veut pas qu’il perde leur uranium en mer. Au cours des dix épisodes, comme dans une série, le récit va faire des allers-retours entre le robot et trois pays. Peu à peu le lecteur va comprendre les liens qui relient tous ces acteurs, sur fond de guerre, de politique avec des factions rivales au sein de gouvernement, de services secrets avec BRI, DSI, de réseaux de blanchiment d’argent et de trafic d’armes. Les centres d’intérêt sont nombreux car les scénaristes donnent des indications sur la politique suivie par les Français en Algérie, éducation et féminisme servant de prétexte pour lutter contre le FLN, sur les actions menées par le DSI, le BRI, sur le reportage de guerre avec une journaliste recherchée dont le bébé porte la même marque que celles que l’UMO, force surnaturelle surgie dans le désert, a laissé sur le sol… Cette force est-elle pilotée par des extraterrestres ? Ceux-ci vont-ils envoyer des clones sur Terre ? La science y est très présente : fonctionnement d’un robot à énergie nucléaire, explosion atomique, physique quantique, cyclone, images satellites, dangers bactériologiques… Le récit monte en intensité allant jusqu’à la survie de l’humanité, avec de nombreux rebondissements. Les planches sont soit classiques dans l’agencement des vignettes, soit originales avec des contre-plongées, des gros plans sur les visages ou des dessins très inventifs pour représenter l’UMO sur une pleine page. À saluer le travail de la coloriste, Laurence Croix, pour son utilisation novatrice des couleurs selon les épisodes et les contrastes bien marqués. Qu’en sera-t-il de la mission du Dernier Atlas qui doit détruire cette force surnaturelle ? Un événement inattendu va survenir. La fin de cette grande fresque sera donnée dans le tome 3.

Fabien Vehlmann, Gwen de Bonneval, Ill. Hervé Tanquerelle, Fred Blanchard, Laurence Croix, Dupuis

5/5
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