La situation pour l’Océan est très grave. Il est pillé, empoisonné ! Marine Calmet, avocate, est présidente de l’association Wild Legal engagée pour la reconnaissance des droits de la Nature. François Sarano , docteur en océanographie, plongeur professionnel, est l’un des cofondateurs de l’association Longitude 181. Tous les deux invitent à imaginer une nouvelle alliance avec la mer et ses créatures afin que tous les êtres vivants soient pris en considération. Pourquoi l’étoile de mer ? « L’Océan, l’âme de la Planète Bleue, est le grand oublié de nos politiques ». « Il est le dernier endroit où on pratique une chasse à l’échelle industrielle, où nous puisons en aveugle sans égard et sans limite … l’océan n’est pas perçu comme le lieu de vie d’autres vivants ». Quel sera l’avenir de la vie dans l’Océan ? Le réchauffement climatique a beaucoup d’impacts sur l’Océan. Cet ouvrage invite à une exploration des défis environnementaux qui touchent l’Océan avec le regard croisé entre la science et le droit. « Les invisibles », François Sarano raconte comment se passe une pêche industrielle avec le rejet de nombreuses espèces, les oursins, les crabes, l’étoile de mer… « Forages en mer, naufrage judiciaire », un bateau géant vient faire des forages en mer en Guyane. Marine Calmet est révoltée car il a fallu trois ans pour que le permis de forage soit annulé ! Elle comprend qu’il faut changer le modèle juridique. « Justice pour l’étoile de mer » Marine Calmet dialogue avec François Sarano. Celui-ci lui indique que grâce aux ONG, des espèces-détritus ont enfin droit à une certaine considération. Il est vrai que les hommes ne considèrent pas les entités marines pour elles-mêmes, ils les classent selon leurs priorités et les avantages qu’ils en tirent. « Cette hiérarchisation n’a aucune base scientifique ; Pourtant elle brouille notre esprit critique depuis des millénaires ». Savez-vous qu’il a fallu attendre 2015, en France, pour que soit inscrit dans le Code civil : « les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité ». Il faudrait aussi tenir compte de la beauté de ces êtres vivants. François Sarano raconte comment avec son association Longitude 181 ils ont appris a découvrir chaque personnalité des cachalots. « Chacun est SINGULIER, en conséquence irremplaçable ». Marie Calmet fait le lien entre la singularité et la notion de non-fongibilité. Le problème est que le placement d’une espèce sous le régime de protection a lieu « lorsqu’un intérêt scientifique particulier ou que les nécessités de la préservation du patrimoine biologique le justifient ». En fait, nous sommes cousins de l’étoile de mer ! Un être vivant est en RELATIONS avec d’autres. La disparition des individus âgés et des interrelations a pour cause les pratiques de pêche intensives. Il faudrait de nouveaux modes juridiques et démocratiques pour tenir compte de la maturité des écosystèmes, de la diversité des individus et de la pyramide des âges. Savez-vous que les droits de la nature, en Équateur, ont été inscrits dans la Constitution par le biais d’un référendum ? Que se passerait-il si les droits de l’étoile de mer étaient reconnus ? Une vraie révolution ne peut avoir lieu que par l’association-coopération et non la prédation-compétition. En annexe, la déclaration des droits de l’Océan qui serait reconnu comme un univers à respecter, est un texte réécrit par les auteurs et la présentation des actions des associations Longitude 181 et Wild Legal pour les droits de l’Océan. Le lecteur ne peut qu’adhérer à ce plaidoyer pour la reconnaissance des droits de l’océan, par des auteurs-militants alliant la science et le droit pour provoquer une prise de conscience afin que justice soit faite pour l’étoile de mer.

Déserts
Du 2 avril au 19 avril 2026- Grande Galerie de l’Évolution, Hall des Baleines, à la sortie de l’exposition Déserts Pour sa nouvelle grande exposition






