Mathieu Burniat, Ill. Dominique Mermoux, Rue de Sèvres (BD)
Pour réaliser cette bande dessinée, Mathieu Burniat, scénariste et Dominique Mermoux illustrateur, se sont inspirés de l’expertise d’Emanuelle Rio, François Graner, Roland Lehoucq et Aurélien Ficot, chercheurs en physique et travaillant dans l’ingénierie en science environnementale. Au palais de l’Elysée, le moment tant redouté est arrivé. Un jeune, sur ses vidéos aux 200 millions d’abonnés, préconise la décroissance. 6 ans plus tard, il est question, à la télévision, de l’expérience menée à l’Ile de la Cité. Celle-ci a été convertie en micro-société basée sur le modèle de la décroissance. Si ce modèle réussit, il sera étendu à toute la France. Dans une prison, Mila, une jeune femme issue de la classe ouvrière, est convoquée chez le directeur qui lui propose d’intégrer la communauté de l’île. Elle est présentée à Carl, auteur de BD qui lui propose de devenir l’héroïne de son récit. Carl lui montre les graphiques de croissance qu’il a peints. Il lui recommande, à l’Hôtel Dieu où elle va habiter, de ne pas s’approcher des « Cornucopiens » qui pensent que la science permet de repousser toutes les limites naturelles. Un vif dialogue argumenté s’instaure entre Nathalie, membre des Cornucopiens qui prône la croissance verte et Aïda partisane de la décroissance. Mila apprend que chacun reçoit tous les mois la même somme d’argent. Elle commence à travailler avec Simone, experte en permaculture. A la cantine, le cuisinier explique comment il se passe de frigo, qu’il utilise un four solaire… Simone décrit la situation de l’agriculture avant l’arrivée des machines et des engrais de synthèse. Aujourd’hui il faudrait redonner goût aux activités agricoles. Mila rencontre un apiculteur urbain qui montre comment il travaille et veille à la biodiversité et des membres de l’atelier de réparation. Sur le quai de l’horloge, deux moulins fonctionnent grâce au courant de la Seine. Des élections ont lieu et Mila est la nouvelle représentante de la communauté. Il lui est expliqué qu’il a été fait le choix du pouvoir horizontal. Les citoyens sont appelés à être vigilants pout que le bien commun prime sur les aspirations personnelles. La découverte d’une canette de coca sur un quai les sidère… A qui appartenait-elle ? Mila mène l’enquête. C’est l’occasion de discuter des effets de la surconsommation dont l’effet rebond, de la nécessité de remettre en cause son mode de vie car la richesse n’est pas la garantie du bien-être. Contestée, Mila se met en colère : « Je m’appuie sur les théories scientifiques, si on ne fait rien, on va droit dans le mur !… Il faut que l’argent public traite les causes plutôt que les symptômes d’où la nécessité d’une décroissance de la consommation ». Quelle terrible révélation fait la porte-parole des Cornucopiens entrainant le désenchantement de Mila ? Quel événement sur le plan économique va obliger le Président à prendre une décision incroyable ? Pourquoi l’auteur de BD furieux disparait-il ? Quel avenir pour la décroissance ? Cette bande dessinée aborde sous le bais d’une fiction avec une héroïne surprenante une question primordiale d’une brulante actualité : les hommes vont-ils faire le choix d’une récession subie ou d’une décroissance choisie et heureuse ?







