Cet ouvrage est le catalogue de l’exposition Déserts qui se tient au Muséum National d’Histoire Naturelle. Sur une carte sont localisés les principaux déserts du monde. Contrairement à l’idée reçue, il y a des déserts chauds et des déserts froids. Savez-vous que l’Antarctique, le désert polaire, est le plus grand désert du monde ? L’aridité est leur point commun. Les plantes et les animaux ont développé d’extraordinaires facultés d’adaptation aux conditions extrêmes. Aujourd’hui la vie est de plus en plus difficile du fait du réchauffement climatique. Cet ouvrage invite à découvrir ces paysages grandioses. Une riche et très importante iconographie accompagne les informations scientifiques, fruit du travail d’équipe de l’exposition sous la direction d’ Aude Lalis co-commissaire. Dans la première partie : « Vous avez-dit déserts ? », il est donné une définition du désert. Les déserts se caractérisent par un manque d’eau liquide. Cette aridité induit des écosystèmes et paysages spécifiques. Selon leur gradient d’aridité sont distingués trois sortes de déserts où végétation et agricultures ont des aspects différents. De superbes photographies révèlent le Sahara, le plus grand désert chaud. Si les déserts sont considérés en fonction des facteurs qui ont mené à leur formation, on peut distinguer cinq types de déserts. Les transformations rapides du climat vont amener des changements surtout dans les déserts polaires. Souvent les déserts montrés dans les films ont entrainé des constructions de stéréotypes alors que les déserts ne se ressemblent pas. Des photographies donnent des exemples de construction de déserts avec trois processus naturels, la température, l’eau et le vent. Quels sont les principaux types de dunes ? Le vent sculpte la roche et la glace. Les sols et les surfaces sont transformées par les architectes du désert. Dans la deuxième partie, une biodiversité super adaptée, il est montré qu’il y a une surprenante biodiversité de plantes et d’animaux. Comment font-ils pour affronter le froid et supporter le chaud ? Une convergence évolutive est constatée, la thermogenèse sans frisson. Certaines espèces sont très sophistiquées. Ils ont développé différentes stratégies pour capter la moindre goutte. D’autres ont adapté leur cycle de vie. Par exemple, les grenouilles du désert attendent neuf à dix mois dans leur terrier pour ne sortir qu’au moment des pluies. Comment se camoufler quand on vit en milieu ouvert ? Certaines espèces ont des techniques étonnantes pour échapper à leurs proies. Dans la troisième partie, Des humains dans les déserts, l’histoire révèle trois modes de vie de faire et vivre dans les déserts : transformation radicale du milieu, adaptation très poussée pour la chasse et la cueillette et le pastoralisme. Sont présentés de nombreux exemples, le désert d’Abou Dhabi appropriations multiples d’une marge urbaine et le fonctionnement oasien. Les oasis ont une longue histoire. Comment vivent à l’est du Groenland les Inuit Tunumiit ? Les Aborigènes sont les gardiens des terres australiennes. Au Sahara, c’est le règne du pastoralisme nomade dont l’agropastoralisme est une évolution. Dans le désert du Gobi, au Sud de la Mongolie et au nord de la Chine, les habitants sont très attachés à leur territoire. Ce beau et passionnant ouvrage fait découvrir, avec une superbe iconographie, tous les aspects géologiques, biologiques et humains des déserts chauds et froids dont beaucoup sont méconnus du grand public, en particulier « le délicat fonctionnement de ces écosystèmes grandioses mais fragiles ».
Éditions Muséum National d’Histoire Naturelle






