Paraît en poche le livre d’Emmanuel Delannoy, un pionnier du biomimétisme. Dans le contexte difficile du fait la crise de la covid-19, nous avons pris conscience que nous ne savions pas coévoluer harmonieusement avec le reste du vivant. Il n’y a pas de crise du vivant. Il n’y a qu’une crise de notre relation du vivant. Le biomimétisme est maintenant bien reconnu. Il est porté en France par le Ceebios qui coordonne les acteurs qui pratiquent aujourd’hui le biomimétisme. Dans la première partie, « Perdus sans la nature », l’auteur cherche à éclairer les limites et les potentiels écueils de notre représentation actuelle de la transition écologique en lien avec notre rapport au vivant, notre refus des limites, notre dépendance énergétique, la propension que nous avons à privilégier les solutions technologiques à toutes les autres et notre vision inadaptée de l’économie, à laquelle je suggère de substituer une conception nouvelle, régénératrice et réparatrice. Dans la deuxième partie, « Agir pour le vivant », il propose d’explorer les conditions, quelques valeurs et principes d’action d’une approche globale du biomimétisme, par laquelle il contribuerait à l’émergence d’un nouveau rapport au vivant, voire d’un nouvel imaginaire collectif, ce « récit » dont les sociétés ont besoin pour se cimenter et les civilisations pour évoluer. En annexes, périmètres et définitions des termes associés au biomimétisme, les trois niveaux du biomimétisme, l’appel pour un biomimétisme au service de la vie. Emmanuel Delannoy est très convaincant en montrant tout ce que peut apporter le biomimétisme : « Notre conviction, c’est que le biomimétisme, c’est agir par, avec et pour le vivant ».

Naissance
Ses deux derniers albums, Anatomie et Océan, ont été très remarqués car ils sont de petites merveilles, avec des découpes et animations tout en finesse