Machine arrière, la série d’expositions sur l’histoire des inventions majeures qui ont marqué le XXe siècle
À travers trois objets et procédés emblématiques de la communication – le radio-transistor, la machine à écrire et l’autochrome –, trois expositions proposent successivement un voyage dans le temps pour explorer les ressorts sociétaux et technologiques de l’innovation.
Faite de tâtonnements, de hasards et d’interruptions, l’histoire de ces icônes de la modernité
contredit l’idée d’une invention individuelle comme celle d’un progrès décorrélé de son temps. Avec ces expositions, la Cité des sciences et de l’industrie fait le choix de mettre en lumière l’évolution des objets techniques qui ont façonné notre quotidien. Cette série d’expositions s’inscrit dans le cadre de la ligne éditoriale « La science, toute une histoire » qui regroupe des expositions centrées sur des figures savantes, des des grandes théories ou des avancées scientifiques majeurs
Après le succès de la première exposition sur le radio-transistor (6 mai – 2 novembre 2025), la Cité des sciences et de l’industrie présente du 25 novembre 2025 à octobre 2026 une exposition consacrée à la machine à écrire, un objet qui a profondément transformé notre manière d’écrire et de penser l’écrit. Une plongée au cœur du passé
L’’exposition s’articule en deux temps :
L’histoire sociale de la machine à écrire
Qu’est-ce que la machine à écrire ? Appareil mécanographique permettant de produire des documents à l’aide de caractères imprimés, la machine à écrire est l’une des inventions les plus importantes de la fin du XIXe siècle.
Dans un parcours jalonné d’objets, du clavier virtuel à la machine à écrire, le visiteur remonte le temps jusqu’aux années 1930 et découvre l’histoire sociale et technique de nos pratiques de l’écrit. Symbole d’émancipation et de modernité, la machine à écrire s’impose aussi comme un marqueur social, associée à la figure fantasmée de la dactylographe, femme élégante et indépendante, bien loin pourtant de la réalité souvent précaire de celles qui maniaient ces machines au quotidien.
Plongée sonore au cœur de l’année 1936
Dans un espace immersif sonore, le visiteur est transporté au cœur de la période de bouleversements sociaux de 1936. Il rejoint un « pool » de dactylographes, au moment où la France traverse de fortes contestations sociales et de profondes transformations du monde du travail. Entre grèves, espoirs portés par le Front populaire et rationalisation du travail de bureau inspirée par le taylorisme, la machine à écrire se révèle être plus qu’un simple objet technique : elle devient le témoin et l’acteur d’une histoire humaine à la fois politique, sociétale et culturelle.
Afin d’offrir une immersion sonore singulière, la Cité des sciences et de l’industrie, en collaboration avec Radio France Studios, s’appuie sur la Wave Field Synthesis (WFS), une technologie sonore encore peu utilisée dans les
musées. Ce dispositif de spatialisation sonore, composé de vingt-quatre haut-parleurs et de quatre subwoofers, recrée naturellement la diffusion du son dans l’espace, donnant l’illusion qu’il provient directement de la scène représentée et non des enceintes. L’immersion est renforcée par le mixage sonore réalisé par les ingénieurs de Radio France Studios pour s’adapter parfaitement à l’espace de l’exposition.
