Chris Woodford, Studio MUTI, Kaley McKean, Larousse jeunesse
Cette encyclopédie des sciences pour les jeunes curieux en fin de primaire ou début de est très attractive par les illustrations, cartes et schémas conçus par le studio MUTI, un studio créatif.Il s’agit d’un ouvrage originellement publié en anglais par Penguin Random House Cy, traduit et édité en France par Larousse. L’auteur en est Chris Woodford, célèbre vulgarisateur anglais. Ce livre grand format, présente en près de 70 doubles pages un panorama assez complet des sciences de la vie et des sciences physiques et chimiques. Quatre grandes parties: le monde vivant, la matière, le corps humain et enfin l’énergie et les forces structurent l’encyclopédie. Les domaines étudiés concernent exclusivement la Terre, il n’y a donc que très peu d’éléments concernant astronomie et astrophysique (sauf une toute petite planche sur la gravité sur les planètes et une autre sur la propagation de la lumière dans le système solaire). Les illustrations forment le fond même des connaissances exposées et le texte – en petits paragraphes autonomes mais connectés aux images – donnent les explications nécessaires à la compréhension. L’ensemble se lit donc aisément et une table des matières et des indexes permettent de se reporter aisément au sujet que le lecteur souhaite approfondir.
Cette encyclopédie est marquée par la culture anglo-saxonne par le choix des figures historiques et des sujets. Le changement climatique et la pollution des plastiquent ont leur double page. C’est bien mais il y manque tout de même la chute de la biodiversité. Le GIEC, pourtant acteur incontournable pour lutter contre le changement climatique, n’est pas présenté et les pistes pour contrer le dérèglement climatique sont uniquement techno-centrées et non pas orientées sur les usages. Le cycle du carbone ne mentionne pas le méthane pourtant important gaz à effet de serre. Les ressources en combustibles fossiles sont présentées simplement comme limitées et devant s’épuiser en 139 ans pour le charbon ; pourtant, une des difficultés majeures pour se défaire de ces combustibles fossiles est au contraire leur grande abondance apparente. L’attribution des découvertes de la fission et de la fusion nucléaire à Einstein et Sakharov est pour le moins discutable même si chacun y a joué un rôle. La problématique et l’existence des déchets radioactifs n’est pas exposée. On peut regretter également que la géologie n’a pas trouvé place dans cette encyclopédie.
Malgré quelques défauts, toutes ces monographies procèdent à partir de l’expérience sensible à la portée des enfants et c’est là une grande force de cet ouvrage qui leur ouvre une vaste porte sur les sciences.







