Jean-Michel Groult (Dir.), Ulmer / Cité des sciences
Cet ouvrage a été réalisé en coédition avec la Cité des sciences où a lieu jusqu’au 12 juillet 2026, l’ exposition « Jardiner » où sont abordées les problématiques importantes de durabilité et d’adaptation au changement climatique. Le jardin est un lieu où les civilisations s’expriment et s’épanouissent et où se tissent des relations. Il est un écosystème complexe, un véritable laboratoire du vivant, un espace d’observation et d’apprentissage. Les hommes jardinent pour se nourrir, pour y faire naitre des plantes qui émerveillent, partager des moments conviviaux en lien avec la nature et y trouver des remèdes à leurs maux. Quelles sont les sciences cachées derrière le jardinage ? Quels sont les processus scientifiques à l’œuvre ? Dans cet ouvrage, Jean-Michel Groult, botaniste, journaliste horticole a coordonné les contributions de spécialistes, Hervé Brunon et Maud Tenaillon directeurs de recherche au CNRS, Flaminia Paddieu géographe, France Criou médecin paysagiste, Nicolas Deguines professeur à l’université de Poitiers et Frédéric Tournay responsable du jardin botanique de l’université de Strasbourg. Comme dans l’exposition, les mécanismes scientifiques à l’œuvre sont explorés à travers six chapitres « Jardin ». Pour chaque chapitre, « Les panoramas scientifiques » vous font découvrir les origines des plantes, l’importance des sols, les couleurs des fleurs… « Les jardins d’inspiration » de différents pays se distinguent par leurs histoires et peuvent être des sources d’inspiration. « Les mains dans la terre » donnent des suggestions et des conseils concrets pour vous donner envie de les appliquer dans votre jardin. L’iconographie tient une grande place avec de très nombreuses photographies judicieusement choisies pour illustrer les informations et qui procureront aux passionnés de jardin un très grand plaisir. Le premier chapitre « Le jardin qui nourrit » apporte des informations sur l’origine des plantes de nos potagers, sur les méthodes de sélection et leurs conséquences. A Dresde en Allemagne, se trouvent les jardins interculturels, un modèle de jardin communautaire. Sont présentées trois méthodes potagères étonnantes et cinq cultures d’avenir. Le deuxième chapitre, « Le jardin qui ravit » décrit l’histoire de la culture des fleurs dont l’interaction avec les humains a exprimé leurs idéaux esthétiques suivant les époques. Les fleurs attirent par leur parfum qui touche nos sens. La neurobiologie explique nos réactions d’ordre physiologique. En Angleterre, dans son jardin, Violet Croll cultive de très nombreux végétaux reflétant une véritable philosophie de vie. La culture des fleurs fait appel à la chimie et à la psychologie des couleurs. Quels sont les secrets de la reproduction des plantes à fleur ? Cinq tendances innovantes sont apparues pour concevoir des jardins d’ornement. Le troisième chapitre « Le jardin qui relie » exprime l’importance des jardins comme créateur de liens entre les humains, en particulier dans les jardins collectifs, lieux d’éducation et de soin valorisant des savoir-faire jardiniers populaires et de résistance à l’urbanisation. A Villetaneuse, l’association « l’Autre champ » anime des ateliers consacrés au jardin et aux activités cinématographiques. Les jardins sont aussi des lieux de résilience pour les gens en souffrance comme les prisonniers. Connaissez-vous la « malherbologie », la science des mauvaises herbes ? Quatrième chapitre, « le jardin qui soigne » les plantes médicinales ont une longue histoire. Aujourd’hui de nouvelles pistes thérapeutiques sont exploitées suite à des recherches scientifiques. Déjà jardiner est en soi une véritable thérapie. La science a décrit les mécanismes neurophysiologiques à l’œuvre lors d’un environnement naturel. Il a été prouvé que la vision d’arbres à travers une chambre d’hôpital est bénéfique pour le patient. En Haute-Garonne, le jardin médicinal de Boris Presseq produit des végétaux bio. Quels sont les bénéfices du jardinage pour la santé ? Quelles sont les dix plantes incontournables dans un jardin de simples ? Dans le cinquième chapitre « Le jardin qui se révèle » montre que le jardin est un champ d’observation passionnant en tant qu’écosystème, un réseau de relations alimentaires qui inclut des interactions très variées entre parasitoïdes, phytophages, granivores, insectivores et pollinisateurs. En Bourgogne, Éric Lenoir a créé un jardin différent, un « jardin punk ». Comment rendre le jardin plus attractif pour la biodiversité ? Pourriez-vous citer cinq habitants étonnants du sol des jardins ? Quels sont les outils des sciences participatives ? Dans le dernier chapitre, « le jardin qui s’adapte » il est question du dérèglement climatique qui affecte tous les êtres vivants. Il s’agit de repenser le jardin, comme introduire des plantes exogènes et favoriser différentes synergies. En Grèce, trois femmes ont conçu un jardin d’expérimentation pour faire face à un climat de plus en plus sec. Des méthodes ancestrales sont à remettre à jour du fait des nombreuses inondations. Quelles sont les solutions pour un jardin résilient ? Cette exploration du jardin, sous un autre regard, celui des sciences, apporte des informations inédites sur les processus scientifiques et biologiques à l’œuvre dans cet écosystème complexe qui nourrit, ravit, relie, soigne, se révèle et s’adapte afin que l’homme reste connecté à la nature.







